- Geneviève Pierre, Professeure des Universités, Université d’Orléans, Centre d’Études pour le Développement des Territoires et l’Environnement (
Les données qui existent sur le gaspillage et les pertes sont actuellement ventilées par “maillon” de la chaîne alimentaire. Néanmoins, les statistiques publiques (Ministère de la transition écologique, ADEME) ne comptabilisent pas les fruits et les légumes qui ne sont jamais récoltés car, sans débouchés assurés, leurs coûts de récolte et de stockage sont supérieurs au bénéfice espéré.
Ce “reste-au-champ” difficilement quantifiable, constitue un angle mort des politiques publiques. Il s'agit ici de le considérer comme un gisement potentiellement important de production et de valorisation qui permettrait d’augmenter la quantité de fruits et de légumes bio disponibles localement, et avec une meilleure accessibilité, tout en améliorant la rémunération des producteurs
A l'horizon décembre 2026, il s'agit de construire un programme de recherche-action visant à produire des données permettant de caractériser les pratiques et actions collectives mises en place sur le "reste au champ" et à en définir les leviers d'action Ce programme sera construit à l'issue des ateliers de travail menés avec le consortium des acteurs de terrain, pour être déposé à l'échéance de décembre 2026, vraisemblablement dans le cadre des APR-IR.